mardi 26 septembre 2006

R.I.P

merci pour vos messages

Luc a eu le dernier mot car il m'a surprise, vraiment.

jeudi 21 septembre 2006

Double 2

Bon anniversaire mon amour
Tu vois, je n’ai pas oublié.
Bon anniversaire mon amour
Pour toi, je vais tout oublier.
Bon anniversaire, qui que tu sois
Regarde, je ne suis plus là.
Bon anniversaire, bel inconnu.
Que je ne connais plus.


Je me suis dit ce matin que le plus beau cadeau que je puisse te faire c’est de sortir de ta vie.
Te sortir de ma tête. Demain c’est ton anniversaire et je ne serais pas là. Ensuite il y aura Noël, le nouvel an, la St Valentin, et je ne serais toujours pas là.
Tu as ta vie à vivre. Sans moi.
Quant à moi, après tout ce temps passé sous terre, sous l’eau, il va falloir remonter à la surface.
Il est grand temps de rallumer les étoiles.
Encore ? Oui, encore. On les a toutes récupérées cette fois.
Le Vieux Tétraèdre a pris son grand couteau et a ouvert une fente dans le dos du cochon pour en sortir l’étoile Polaire.
Elle est là, dans ma main. Je ne l’imaginais pas si petite, pourtant elle brille tellement fort, à m’en rendre aveugle. J’ai une étoile dans la main. Je l’ai prise pour remplacer l’ombre que j’ai dans le cœur. Je cherche encore de quelle façon je vais bien pouvoir la faire entrer.
Il fait beau aujourd’hui.
C’est un nouveau jour. Une nouvelle ère.
Bien sûr tu me manqueras. Je n’ai pas décroché les photos du mur. Je ne les ai pas non plus enlevées de mon portefeuille. Je rêve encore de toi parfois. De moins en moins, rassure-toi,
J’ai changé.
Je suis différente. Pleine. Enflée jusqu’aux ongles.
Pleine de vivres et d’alcool, de musique et de rires.
Mon ventre aussi est plein. Rond.
Je vais peut-être accoucher d’un hamburger. Ou d’un énorme éclat de rire coincé depuis des mois dans mes entrailles.
Je suis grosse-grasse-graisse. Gorgée de larmes qui ne coulent plus, de souvenirs indésirables.
Mais gorgée de gens aussi, de fous rires, d’histoires, de musique, j’ai tant d’images dans la tête qu’elles me sont descendues dans le ventre.
Mon ventre est gonflé et mes seins sont lourds, je pense qu’ils ne tiendraient plus dans tes mains aujourd’hui.
Gonflés d’attendre, peut être, mes seins. Ou de tendre. Ou détendus. Ou trop tendus.
J’ai une étoile dans la main et je ne sais qu’en faire.
La veux-tu ? Mon étoile Polaire ? Mon éclat de verre ?
Veux-tu de mes mots sur ton piano ?
Des mémos dans ton frigo ?
Un peu de Mo sur ton égo ?
Non, je sais.
Je la garde mon étoile. Polaire.
Bien au chaud.
Dans mon frigo.

Qui m’aime, me mange…

mardi 5 septembre 2006

Rien

Il ne reste rien de nous.
Juste l’écho de nos cris.
Juste la peur de la nuit.
Il ne reste rien de nous.
Juste les traces de mes larmes.
Juste les miettes de mon âme.
Il ne reste rien de nous.
Pas même l’ombre d’un sourire,
Ni le dernier éclat de rire.
Il ne reste rien de nous.
Juste le froid et la peur.
Les blessures de mon cœur.
Et le bruit de tes coups...