A la gare… Comme si ma vie ne tournait qu’autourd de cet endroit.
Les cafés sont mauvais dans les gares, ils ont un goût d’adieu.
Je ne sais plus si j’arrive ou si je pars, si j’accompagne ou voyage.
D’ailleurs où suis-je ?
Dans quelle ville, quelle gare ?
Il fait chaud à Paris les gens sont énervés, dans quelques heures je serais à la plage. Je fuis la chaleur et mes conneries. Je fais tout pour perdre ce que j’ai. Comment puis-je dire que ce n’est pas exprès ? Pourtant…
Mais le petit chat est toujours mort. Je ne sais pas construire, je suis née pour détruire.
Delenda. Un vampire amoureux d’une marionette, c’est moi finalement, et les montres indiquent toujours la même heure : Trop tard.
Je pensais pourtant être arrivée. Qui suis-je vraiment ? Pourquoi ? Rien ne change jamais. « Il est mort le soleil » chante la radio. Pourtant il ne m’a pas quittée. Pas encore. Mais bientôt. Ils me quittent tous quand ils comprennent qui je suis.
Je suis Delenda.
« veni dulci amica mea.
Cam Qua iocari suaviari.
Et teneras delicas sumere.
Et in amore finire. »
Ça aussi c’est moi.Cam Qua iocari suaviari.
Et teneras delicas sumere.
Et in amore finire. »
Tout ça n’est pas réel. Tout ça n’est pas réel. Rien n’existe réellement. Je n’existe pas. Je ne l’ai jamais rencontré et je ne le détruirais pas. Je ne suis pas réelle. Rien.
Tout arrêter. Arrête. Pour revenir cinq minutes en arrière. Il ne s’est rien passé. Arrête. Arrête. ARRETE ARRETEARRETEARRETE. 5 minutes. Juste ça. « It’s not important how you want or need it. The past has just to remain it. Just That. The past. »
Delenda. Je vais rater mon train.
Plus tard. Il est midi. Beaucoup de larmes et de cris. Il m’a quittée.