jeudi 21 septembre 2006

Double 2

Bon anniversaire mon amour
Tu vois, je n’ai pas oublié.
Bon anniversaire mon amour
Pour toi, je vais tout oublier.
Bon anniversaire, qui que tu sois
Regarde, je ne suis plus là.
Bon anniversaire, bel inconnu.
Que je ne connais plus.


Je me suis dit ce matin que le plus beau cadeau que je puisse te faire c’est de sortir de ta vie.
Te sortir de ma tête. Demain c’est ton anniversaire et je ne serais pas là. Ensuite il y aura Noël, le nouvel an, la St Valentin, et je ne serais toujours pas là.
Tu as ta vie à vivre. Sans moi.
Quant à moi, après tout ce temps passé sous terre, sous l’eau, il va falloir remonter à la surface.
Il est grand temps de rallumer les étoiles.
Encore ? Oui, encore. On les a toutes récupérées cette fois.
Le Vieux Tétraèdre a pris son grand couteau et a ouvert une fente dans le dos du cochon pour en sortir l’étoile Polaire.
Elle est là, dans ma main. Je ne l’imaginais pas si petite, pourtant elle brille tellement fort, à m’en rendre aveugle. J’ai une étoile dans la main. Je l’ai prise pour remplacer l’ombre que j’ai dans le cœur. Je cherche encore de quelle façon je vais bien pouvoir la faire entrer.
Il fait beau aujourd’hui.
C’est un nouveau jour. Une nouvelle ère.
Bien sûr tu me manqueras. Je n’ai pas décroché les photos du mur. Je ne les ai pas non plus enlevées de mon portefeuille. Je rêve encore de toi parfois. De moins en moins, rassure-toi,
J’ai changé.
Je suis différente. Pleine. Enflée jusqu’aux ongles.
Pleine de vivres et d’alcool, de musique et de rires.
Mon ventre aussi est plein. Rond.
Je vais peut-être accoucher d’un hamburger. Ou d’un énorme éclat de rire coincé depuis des mois dans mes entrailles.
Je suis grosse-grasse-graisse. Gorgée de larmes qui ne coulent plus, de souvenirs indésirables.
Mais gorgée de gens aussi, de fous rires, d’histoires, de musique, j’ai tant d’images dans la tête qu’elles me sont descendues dans le ventre.
Mon ventre est gonflé et mes seins sont lourds, je pense qu’ils ne tiendraient plus dans tes mains aujourd’hui.
Gonflés d’attendre, peut être, mes seins. Ou de tendre. Ou détendus. Ou trop tendus.
J’ai une étoile dans la main et je ne sais qu’en faire.
La veux-tu ? Mon étoile Polaire ? Mon éclat de verre ?
Veux-tu de mes mots sur ton piano ?
Des mémos dans ton frigo ?
Un peu de Mo sur ton égo ?
Non, je sais.
Je la garde mon étoile. Polaire.
Bien au chaud.
Dans mon frigo.

Qui m’aime, me mange…

4 commentaires:

Mégalorent a dit…

Je ne comprends pas. Ce n'est pas mon anniversaire aujour'hui. Mais bon, je suis content que tu te libères enfin de mon emprise. C'est vrai, il était temps que tu comprennes que tout est fini entre nous, je préfère te garder en amie. Il te faut maintenant ouvrir tes ailes et voguer vers de nouveaux horizons, parvenir enfin à m'oublier, même si je sais que ce sera dur, je ne suis pas quelqu'un qu'on oublie comme ça.

L'inconnu bien connu a dit…

Ton cadeau est bien original...Serait il inconvenu de te le dire merci ? Je ne crois pas. Tu as voulu - à ta façon - me faire plaisir, mais tu as surtout décidé de clôturer un chapitre de ton histoire. Alors je te remercie car tu as fait ce cadeau pour nous deux. Un cadeau dans lequel il y a encore un peu d'espoir, un cadeau plein de vie. Un cadeau qui met le passé de côté, un cadeau qui se veut bien présent. Un présent dans lequel il y a encore un certain "Avenir". Tu le connais ? Non ? Et bien si tu le croises un jour dans la rue, ne crains pas de le suivre. Et s'il ne te remarque pas, fais lui du rentre dedans.
Tu verras "l'Avenir" et plus timide que le "Passé". La tâche n'est pas simple car le "Passé" est un vieux, très vieux jaloux qui te colle à la peau. La seule chose à faire pour qu'il te lâche les baskets, c'est de côtoyer "l'Avenir" de temps en temps.
Tu verras, "l'Avenir" est plus balaise que le "Passé". C'est un vrai aventurier qui peut être certain ou incertain. On ne sait jamais ce qu'il nous réserve. En effet, j'avais oublié de te le dire : "l'Avenir" aime faire des surprises. Parfois elles sont bonnes, parfois elles ne sont pas terribles terribles. Toujours est il, le "Passé" est plus radin car il garde tout pour lui. En plus, c'est un vrai mito car il te fait croire qu'il possède l'espoir dans un coffre en acier trempé que tu ne verras jamais. Il m'a dit la même chose un jour et je n'ai jamais vu la couleur de son coffre moi !
Bref, si tu croises "l'Avenir" dans la rue, charme le, prends le dans tes mains, ne le lâche pas ! Et serre le très fort afin de faire jaillir l'espoir de ses entrailles. Après, soigne le, prête lui ton attention, donne lui ta confiance.
Et un jour, il te rendra l'appareil...

Staner a dit…

Et sinon les vacances c'était comment ?

jérémie a dit…

scrontch
je te mange toute crue!
ou je t'aime, comment l'entends tu?

enfin, joli texte pour une jolie histoire, dommage que dans ces Mos on sente le desespoir.