jeudi 6 juillet 2006

Un endroit ami, juillet.

J’implose. Je suis en pétage de câble.
Pétage de plomb. Je me liquéfie de l’intérieur. Je tempête, je hurle, je pleure à m’en étouffer.
C’est une rage à vif qui coule dans mes veines. De la haine à l’état pur. Brûlante.
Je hais donc je suis
Tout ça en dedans. Rien ne transpire de cette frénésie destructrice. Je reste en apparence le calme personnifié, mais j’ai volé en éclats. Je ne suis plus, je n’ai plus même envie d’être désormais.
Fatiguée de courir après des fantômes, je me rends compte que la vie, elle, a continué son chemin. Sans moi. Je suis morte il y a longtemps déjà, il ne reste plus rien de moi.
L’Autre a pris ma place. Elle est plus sociable, plus gaie, Elle ne ressent rien. Elle ne souffre jamais. Elle m’interdit de pleurer. Elle m’empêche d’aimer. Elle ne s’attache pas, jamais. Elle est froide. Elle est fière. Elle me méprise.
Depuis sa naissance il y a 13 ans, elle a pris de plus en plus de force. Elle aura bientôt totalement pris ma place.
Il n’y a qu’ici, devant une feuille blanche, qu’elle me laisse sortir.
Bientôt je n’en aurais plus la force.
Je suis un vampire des temps modernes. C’est l’amour que l’on me porte qui me fait vivre.
À la seconde où tous m’auront oubliée je disparaîtrais. Comme une bougie qu’on souffle.
Je suis en train de me perdre.
Je ne sais plus qui je suis. Suis-je déjà Elle ?
Et toi qui lit ces lignes, qui est tu ?
Dit-moi, de nous deux, lequel je suis ?

Pourquoi je suis là ?

1 commentaires:

Lou a dit…

bien, moi je suis moi, et toi tais toi!
c'est drôlement noir, ça, dis donc...
:o/