mardi 11 juillet 2006

Sortie du métro. Juillet

Il suffisait d’être deux dans ce train pour laisser derrière soi cette sensation d’abandon.
C’est si simple.
Il reste pourtant quelque chose que je ne peux concevoir, c’est de me dire :
" ce matin j’étais à la plage, j’ai encore la brulure du soleil sur ma peau, le goût du sel dans mes cheveux, sur ses lèvres, et du sable au creux de nos mains, mais quand je lève les yeux je vois bastille et ses rues pleines de gens"
Alors le murmure des vagues s’éteint dans mon oreille et je sens enfin le poids de mon sac.
Il me tend la main devant mon regard triste et dans son sourire contrit je vois que je n’ai pas rêvé, nous y étions bien mais c’est terminé, et ses lèvres, sa peau, auront cette nuit le même goût de regret salé que les miens...

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