Quand on est assis dans le sens de la marche on peut avoir la sensation d’aller vers quelque chose. Moi, hier, assise dans l’autre sens, il me semblait tout quitter.
J’habite une ville con, sacrée.
Pas encore 24 heures et je suis déjà vidée.
J’ai fait un tour en ville, hier soir, je l’ai vue vide, agonisante, noyée dans la brume, personne, il n’y avait personne, elle semblait abandonnée, ville morte.
Je ne suis plus d’ici et pas encore de là bas.
Le petit chat est mort.
Je n’ai pas pu dormir chez moi _ mais est-ce encore chez moi ?
J’avais trop peur de ne pas le voir.
Je suis vide . de sentiments, d’envies. Vide du matin froid dans la brume.
J’agonise en même temps que cette ville que j’éxècre mais vers laquelle je reviens toujours.
Certains vers me reviennent sans cesse en mémoire :
« L’amour est morte/ ce sont amis que vent emporte/ Et il ventait devant ma porte/ Les emporta »
Tout est là.
C’est après mon enfance, ma vie, celle qu’on m’a volée que je cours ainsi.
Mon soeul vœux, chaque nuit quand je m’endors, est de pouvoir remonter le temps avant que tout cela n’arrive, avant qu’il ne soit trop tard.
Cette nuit dans les bras d’un homme j’ai cherché une fois de plus à retrouver cela, mais il ne suffit pas de refaire les mêmes gestes.
Je ne suis plus là. Si loin de moi déjà. Les mots s’effritent comme les vieux murs.
lundi 26 juin 2006
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
2 commentaires:
preuuuuuuuuummms
youhou
pouet
Trouver sa place, trouver son temps, ça vient aussi avec beaucoup de patience, même les blessures cicatrisent, regarde les vieux murs, s'ils s'éffritent on trouve toujours quelqu'un pour les rajeunir et les faire sourire, t'as pas pris les bons bras c'est tout.
Alors cheese, sinon tu vas me rendre tout triste...
Enregistrer un commentaire